La chirurgie réfractive au laser excimer remodèle la courbure de la cornée pour corriger myopie, hypermétropie et astigmatisme. Le laser retire une épaisseur infime de tissu cornéen selon un profil calculé à partir de votre correction. L'objectif est de réduire la dépendance aux lunettes, pas de la supprimer par principe.
Qui peut être opéré
Aucun laser n'est approuvé avant dix-huit ans et la correction doit être stable depuis un an. Sont exclus ou considérés à risque élevé : cornée fine, pupilles larges, sécheresse oculaire préexistante que l'intervention tend à aggraver, kératocône, glaucome, uvéite, herpès oculaire, maladie auto-immune, immunodépression et diabète. Les sports de contact constituent une contre-indication, et certains employeurs comme certaines armées interdisent cette chirurgie : vérifiez ce point avant, pas après.
Ce que disent les résultats
Une synthèse de 97 articles portant sur 67 893 yeux rapporte 99,5 % des yeux au-delà de 20/40, 90,9 % à moins de 0,5 dioptrie de la cible et 98,6 % à moins de 1,0 dioptrie, une perte de deux lignes ou plus dans 0,61 % des cas et une insatisfaction de 1,2 %. La valeur vérifiée est bien 20/40, pas 20/20 : lorsqu'une publicité écrit 20/20, elle déforme la source.
Des symptômes systématiquement sous-déclarés
Une étude de qualité de vie menée par une autorité sanitaire retrouve plus de 95 % de patients satisfaits et moins de 1 % en grande difficulté au quotidien, mais aussi, chez des patients sans symptôme avant l'opération, jusqu'à 46 % rapportant au moins un symptôme visuel nouveau à trois mois, dont jusqu'à 40 % de halos et 28 % de sécheresse oculaire. Les patients étaient plus de deux fois plus enclins à signaler un symptôme sur un questionnaire qu'à en parler à leur praticien : les satisfactions recueillies par les cliniques sous-estiment donc structurellement ces effets. L'autorité rappelle par ailleurs que la sécurité à long terme n'est pas connue et qu'une sécheresse oculaire sévère peut être définitive.