La greffe capillaire féminine répond à un problème différent de celui des hommes. La perte est le plus souvent diffuse, sur le vertex et le sommet du crâne, avec une ligne frontale relativement conservée. L'objectif n'est donc pas de recréer une lisière mais d'ajouter de la densité là où le cuir chevelu transparaît, avec un dessin plus arrondi et plus doux.
Le bilan passe avant la chirurgie
Chez la femme, l'exploration médicale compte davantage que chez l'homme. Une maladie auto-immune, une anémie, une carence nutritionnelle ou un trouble hormonal non contrôlé doivent être écartés avant d'envisager une intervention, faute de quoi la chute continuera malgré la greffe. L'indication chirurgicale correspond généralement aux stades Ludwig II à III. La zone donneuse est le facteur limitant : beaucoup de femmes s'affinent aussi à l'intérieur même de cette zone, ce qui réduit le capital disponible.
Prélèvement et organisation
La bandelette reste fréquemment préférée parce qu'elle évite de raser la zone donneuse. Le recensement professionnel mondial montre d'ailleurs une répartition différente de celle des hommes : 57,0 % de FUE et 41,7 % de prélèvement par bandelette chez les femmes, contre 75,4 % et 21,3 % chez les hommes. Les femmes représentent 12,7 % des patients opérés mais 37,5 % des patients traités médicalement, sans chirurgie.
Ce que l'on peut en attendre
Dans une série de 195 femmes d'âge moyen 49,1 ans, avec 2 930 cheveux transplantés en moyenne, 88,2 % se déclaraient satisfaites à au moins 75 % et 41,0 % à plus de 90 %. Ces chiffres proviennent d'une étude monocentrique non randomisée, évaluée par le chirurgien lui-même : ils indiquent une tendance, pas une efficacité démontrée. Aucune publication ne dit quelle proportion de femmes relève réellement de la chirurgie ; méfiez-vous de toute clinique qui avance ce chiffre.