La DHI, pour implantation directe de cheveux, n'est pas une greffe à part entière : c'est une façon de réaliser l'étape d'implantation. Le greffon est chargé dans un stylo implanteur de type Choi, dont l'aiguille creuse ouvre le site receveur et dépose le follicule dans un même mouvement. Le prélèvement reste une FUE classique, et le résultat dépend des mêmes facteurs biologiques.
Comment fonctionne le stylo implanteur
L'instrument regroupe deux gestes habituellement séparés, l'incision et la pose. Le praticien règle l'angle et la profondeur au moment où il place le greffon, et le follicule est moins manipulé à la pince. Certaines équipes y voient un gain de temps entre le prélèvement et la mise en place ; d'autres travaillent aussi vite avec des incisions préalables. C'est une question d'organisation et d'habitude d'équipe, pas une propriété magique de l'aiguille.
Ce que dit et ne dit pas la littérature
La société savante internationale de la spécialité indique explicitement que la DHI n'est pas une méthode de greffe capillaire et ne devrait pas être commercialisée comme telle. Aucun essai randomisé ne montre que le stylo implanteur fasse mieux que la pince en matière de survie des greffons. Cela ne disqualifie pas l'instrument : il est légitime et largement utilisé. Cela signifie simplement que payer un supplément pour l'étiquette n'a pas de justification démontrée.
Où se situent les vraies différences
Le temps passé hors du corps, la température de conservation entre 4 et 10 °C, le taux de section maintenu sous 10 %, la densité choisie et la qualité du dessin de la ligne frontale expliquent l'essentiel des écarts entre deux résultats. Demandez qui réalise l'implantation, combien de personnes composent l'équipe, et si le chirurgien lui-même conçoit la ligne et les sites receveurs. Ces points ne figurent presque jamais dans les brochures.