La chirurgie esthétique du sein regroupe trois interventions distinctes que l'on confond souvent : l'augmentation, par prothèse ou par transfert de graisse ; la réduction, qui retire glande et peau ; le lifting, qui remonte le sein sans changer son volume. Le choix ne relève pas du goût mais de l'anatomie, de la qualité de la peau et de la position de l'aréole.
Ce qui oriente le choix
Un sein tombant avec un volume suffisant relève d'un lifting, pas d'une prothèse ; ajouter du volume à une peau distendue aggrave souvent l'affaissement. Un sein hypertrophique douloureux relève d'une réduction, dont la motivation est autant fonctionnelle qu'esthétique. Le transfert de graisse suppose une réserve suffisante et donne un gain de volume modéré, parfois partiellement résorbé. Une prothèse n'est pas un dispositif définitif : une reprise au cours de la vie est possible et doit être intégrée au budget dès le départ.
Un point de sécurité
Les autorités sanitaires déconseillent formellement l'injection de produits de comblement dans le sein. Aucun filler n'est destiné à l'augmentation mammaire, quelles que soient les offres rencontrées en ligne. C'est un domaine où le raccourci est franchement dangereux.
Questions à poser
Demandez qui opère et quelle est sa formation ; ce que couvre le devis en cas de reprise ; comment le suivi sera organisé une fois rentrée chez vous. Les recommandations de médecine aéronautique déconseillent l'avion pendant cinq à sept jours après une chirurgie mammaire, et le risque de thrombose associé au voyage augmente au-delà de quatre heures de vol, une chirurgie récente constituant elle-même un facteur de risque. Prévoyez donc le retour, pas seulement l'aller. Enfin, obtenez un compte rendu opératoire complet, avec la référence exacte des implants posés.