La gynécomastie est le développement de tissu mammaire chez l'homme. Il faut la distinguer de l'adipomastie, simple excès graisseux, car les deux ne se traitent pas de la même façon : la glande se retire par excision, la graisse par liposuccion. Beaucoup de cas associent les deux composantes, et l'intervention combine alors les deux gestes.
Chercher la cause avant d'opérer
Une gynécomastie peut être liée à un médicament, à une consommation de substances, à un trouble hormonal ou hépatique, plus rarement à une pathologie testiculaire. Ces causes se recherchent avant toute chirurgie : si elles persistent, la glande peut se reconstituer. Une apparition récente, unilatérale ou douloureuse mérite un examen attentif plutôt qu'une intervention rapide. La stabilité du poids compte également, car une perte pondérale ultérieure modifie le résultat.
Ce que donne l'intervention
L'objectif est un thorax plat et un contour naturel, avec une aréole qui ne reste pas creusée. Les défauts que l'on corrige le plus souvent en reprise sont justement l'excès de résection sous l'aréole, qui laisse une dépression, et l'irrégularité de contour. La cicatrice principale se place au bord inférieur de l'aréole. Un vêtement de compression est porté après l'opération et le résultat définitif s'apprécie une fois l'œdème résorbé, ce qui prend plusieurs mois.
Questions utiles
Demandez si un bilan hormonal a été jugé nécessaire et pourquoi ; si la pièce retirée sera envoyée en analyse anatomopathologique ; et comment sera pris en charge un éventuel hématome, la complication la plus fréquente après ce type de résection. Prévoyez aussi un interlocuteur médical dans votre pays pour les semaines suivant le retour.