La rhinoplastie modifie la structure osseuse et cartilagineuse du nez. Elle peut être esthétique, fonctionnelle lorsqu'il s'agit d'améliorer la respiration, ou les deux, ce qui est fréquent : une déviation de la cloison et une bosse dorsale coexistent souvent chez le même patient.
Un calendrier long
C'est l'intervention où l'écart entre l'attente et la réalité est le plus grand. L'attelle est retirée dans la première semaine et les ecchymoses ont pour l'essentiel disparu au bout d'une semaine. La moitié environ de l'œdème s'estompe vers six semaines. L'exercice modéré reprend vers deux à trois semaines, les efforts intenses pas avant six semaines. Mais le gonflement du nez peut persister jusqu'à un an, le nez peut sembler asymétrique jusque vers douze mois, et la forme définitive ne s'apprécie qu'à un ou deux ans. Une reprise chirurgicale ne doit pas être envisagée avant un an.
Risques et reprises
Une revue de 117 articles retrouve un taux de reprise de 5,3 %. La même revue rapporte 18,3 % de problèmes cutanés, 16,7 % d'engourdissement, 6,5 % de reconsultations hospitalières et 5,0 % de patients insatisfaits. La quasi-totalité des opérés quittent l'hôpital le jour même.
Un mot sur le marketing
Aucune société savante ne publie de durée opératoire de référence. Les annonces de « rhinoplastie en 90 minutes » relèvent de la communication commerciale, pas d'un standard clinique : la durée dépend du nez, de l'existence d'une chirurgie antérieure et du geste prévu sur la cloison. Demandez plutôt si le chirurgien opère régulièrement des nez comparables au vôtre, ce qu'il prévoit en cas de retouche, et qui assurera le suivi à un an, quand la forme se stabilise enfin.