Le PRP, ou plasma riche en plaquettes, consiste à prélever votre sang, à le centrifuger pour concentrer les plaquettes, puis à réinjecter ce plasma dans le cuir chevelu ou dans le derme. L'idée est que les facteurs de croissance contenus dans les plaquettes stimulent localement les tissus. C'est un produit autologue : il vient de vous, ce qui limite les risques d'allergie.
Ce que dit l'état des connaissances
C'est le point à regarder en face. Les protocoles varient énormément d'un centre à l'autre : vitesse et durée de centrifugation, concentration obtenue, activation ou non, nombre et espacement des séances. Les études publiées sont donc difficilement comparables entre elles, souvent de petite taille, et les résultats hétérogènes. Le PRP est plausible et largement pratiqué, mais il n'a pas le niveau de preuve d'un traitement médical validé. Aucun praticien sérieux ne vous annoncera un pourcentage de repousse.
À qui cela peut convenir
En traction capillaire, il s'adresse plutôt à une chute débutante ou à une densité en déclin, en complément d'un traitement médical, et non en remplacement d'une chirurgie lorsque la zone est déjà glabre. En dermatologie, il est proposé sur la qualité de la peau et certaines cicatrices. Les séances se répètent, et l'effet, lorsqu'il existe, s'entretient.
Questions utiles
Demandez quel protocole exact est utilisé et pourquoi celui-là ; comment le résultat sera mesuré, idéalement par des photographies standardisées prises dans les mêmes conditions ; combien de séances sont prévues et à quel coût total. Demandez aussi ce qui est proposé si rien ne bouge. Une réponse claire à cette dernière question en dit long sur l'honnêteté du centre.