L'abdominoplastie retire l'excès de peau et de graisse de la paroi abdominale et resserre, lorsque c'est nécessaire, les muscles grands droits écartés par une grossesse ou une variation de poids importante. Elle laisse une cicatrice horizontale basse, longue et définitive. Ce n'est pas une intervention de confort et ce n'est pas une liposuccion.
Une convalescence substantielle
L'hospitalisation se compte en nuits et la convalescence en semaines. Comptez quatre à six semaines d'arrêt de travail et d'arrêt du sport, un vêtement de compression pendant six semaines, une cicatrice qui s'estompe sur douze à dix-huit mois, et un engourdissement de la paroi qui peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. Ce calendrier doit être arbitré avant de réserver un voyage.
Cumuler les gestes augmente le risque
Le taux de complications majeures est de 4,0 % pour l'abdominoplastie contre 1,4 % pour les autres interventions esthétiques. Surtout, il est de 3,1 % pour une abdominoplastie seule, mais de 10,4 % lorsqu'elle est associée à une liposuccion et à un remodelage corporel : combiner les gestes en une séance triple plus que le risque. C'est une donnée à opposer aux formules groupées proposées en tourisme médical.
Le retour en avion
Les recommandations de santé publique déconseillent de voler pendant dix jours après une chirurgie abdominale. La raison est mécanique : le gaz intestinal se dilate d'environ 30 % à l'altitude cabine, et un iléus postopératoire expose alors à une désunion de suture, à un saignement ou à une perforation. S'y ajoute le risque thrombotique, augmenté au-delà de quatre heures de vol. L'autorisation du chirurgien opérateur prime sur tout calendrier de voyage.