La liposuccion retire, par de fines canules, des amas graisseux localisés qui ne cèdent ni au régime ni à l'exercice. C'est une intervention de remodelage de la silhouette. Elle n'est pas un traitement de l'obésité et ne fait pas maigrir.
Ce qu'elle ne fait pas
Elle ne supprime ni la cellulite ni les vergetures. Elle ne retend pas une peau distendue, et un excédent cutané important oriente vers une autre intervention. Le résultat dépend aussi de la stabilité pondérale : la graisse restante peut se reconstituer si le poids augmente.
La question du volume
Le seuil des 5 000 mL, souvent présenté comme une limite scientifique, est une convention. La société américaine de chirurgie plastique indique qu'aucune donnée ne soutient un plafond absolu et que le volume sûr dépend du poids du patient. Ce que montrent les chiffres, en revanche, c'est un effet de volume sur le risque : dans une série de plus de 4 500 patients, avec environ deux litres retirés en moyenne, le taux de complications global est de 1,5 %, mais il passe à 3,7 % au-delà de cinq litres contre 1,1 % en deçà. La complication la plus fréquente est le sérome nécessitant un drainage ; les risques graves incluent l'œdème pulmonaire et l'embolie pulmonaire.
Les suites
Le vêtement de compression se porte en continu pendant plusieurs semaines. Une zone d'engourdissement persiste typiquement six à huit semaines. L'activité physique douce reprend vers trois à quatre semaines, les efforts intenses sont évités dix à douze semaines. Ecchymoses et œdème se résorbent progressivement, sur une période pouvant aller jusqu'à six mois : la silhouette définitive se juge tard, et non sur la photo de sortie.