La greffe de sourcils transfère des unités folliculaires du cuir chevelu vers la zone sourcilière pour reconstruire une ligne clairsemée par l'épilation répétée, une cicatrice, une maladie ou l'âge. Le travail est plus proche de la miniature que de la couverture : quelques dizaines de greffons, posés un par un, décident du résultat.
Dessiner un sourcil
On compte en général 70 à 90 greffons par sourcil chez la femme et 150 à 200 pour un sourcil masculin complet. Le dessin s'organise en cinq à sept rangées arquées et trois zones : la tête, qui représente 10 à 15 % de la longueur ; le corps, environ 60 % et la partie la plus dense ; la queue, 20 à 25 %. La direction des poils est verticale à la tête, puis bascule à l'horizontale à travers le corps et la queue. L'angle reste presque à plat contre la peau et l'espacement se situe entre 1 et 1,5 mm. Ces réglages, plus que le nombre de greffons, font qu'un sourcil paraît naturel ou artificiel.
Comment la pousse arrive
La repousse est progressive : 50 à 60 % du résultat vers trois à quatre mois, 20 à 25 % supplémentaires entre cinq et six mois, les derniers 10 à 15 % vers sept à huit mois. L'ensemble est donc jugé aux alentours de huit mois. Une perte de greffons de 5 à 10 % est attendue et normale. Les statistiques professionnelles montrent que 14 % des patients s'en tiennent à une séance, 77 % en font deux et 9 % trois : une retouche est la règle plutôt que l'exception.
Vivre avec
Le poil transplanté garde le comportement du cheveu dont il vient et continue de pousser en longueur. Il faut le tailler toutes les deux à trois semaines, indéfiniment. C'est la contrainte que les patients sous-estiment le plus.