L'augmentation ou le lifting des fesses recouvre deux approches très différentes. Le lipofilling utilise votre propre graisse, prélevée par liposuccion puis réinjectée, ce qui permet de remodeler simultanément la taille et les hanches. L'implant fessier apporte un volume fixe et convient lorsque la réserve graisseuse est insuffisante. Une troisième situation, le lifting après amaigrissement important, relève surtout du retrait d'un excédent cutané.
Choisir entre graisse et prothèse
Le lipofilling suppose une zone donneuse suffisante et accepte qu'une partie de la graisse injectée soit résorbée, dans une proportion imprévisible d'un patient à l'autre. L'implant ne dépend pas de la réserve graisseuse mais introduit un matériel étranger, avec les contraintes qui vont avec, notamment la position assise et la reprise d'activité. Le choix se discute sur la morphologie et sur l'objectif réel, pas sur une photographie rapportée en consultation.
Un avertissement de sécurité
Les autorités sanitaires déconseillent formellement l'usage de produits de comblement injectables pour l'augmentation des fesses, ainsi que le silicone injectable. Ce sont des pratiques que l'on rencontre encore dans le circuit informel et elles ont causé des complications graves. Aucun prix attractif ne justifie ce risque : le seul cadre acceptable est une chirurgie réalisée en bloc opératoire par un chirurgien qualifié.
Ce qu'il faut demander
Interrogez le chirurgien sur la technique exacte, sur le plan d'injection ou de mise en place, sur son expérience de cette intervention en particulier, et sur la conduite à tenir en cas de complication après votre retour. Demandez également comment la position assise et le voyage retour sont gérés, car ce sont les contraintes les plus concrètes des premières semaines.