Une greffe se décompose en trois gestes : l'extraction des unités folliculaires (FUE, au punch de 0,8 à 1,0 mm), l'ouverture des sites receveurs, puis l'implantation. Les noms commerciaux que vous croisez en ligne ne désignent pas des interventions différentes ; ils regroupent ces trois gestes sous une marque.
La technique Saphir percutanée désigne l'ouverture des sites receveurs à la lame de saphir plutôt qu'à l'acier. La lame est fine et régulière ; c'est un bon outil. En revanche, aucune étude comparative ne montre que le matériau de la lame améliore la survie des greffons ou la vitesse de cicatrisation, et la société savante internationale de la spécialité ne reconnaît pas « Saphir FUE » comme une procédure distincte. Ce qui compte réellement, c'est l'angle et la profondeur des incisions, et l'expérience de la main qui les pratique.
La méthode DHI désigne l'implantation au stylo implanteur (type Choi), qui dépose le greffon sans site pré-ouvert. C'est une étape d'implantation, pas une méthode de greffe à part entière. Elle se prête bien à la densification d'une zone encore garnie et aux patients qui ne veulent pas de rasage complet. Là encore, aucun essai randomisé ne montre une survie supérieure à celle de l'implantation à la pince.
Les paramètres qui déterminent un résultat sont documentés : le temps passé par le greffon hors du corps, sa conservation entre 4 et 10 °C, la densité d'implantation adaptée à votre zone donneuse, et le taux de section visé — moins de 10 % est la référence professionnelle. Ce sont ces questions-là qu'il faut poser, plus que le nom de la technique.